The Horse, the Rider, and the Long Road Home

Le cheval, le cavalier, et le long chemin du retour
June 29, 2026
The Horse, the Rider, and the Long Road Home

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There is a story we tend to tell about the racehorse, and it usually starts in England, on green turf, with silks and a winner's circle.
Moctar Ba | La Course begins somewhere else, earlier, and closer to home. It follows the horse across Africa and its Diaspora, and lets Moctar Ba's photographs carry us through it.


Over the coming weeks, as we count down to the opening, we'll move through that story one chapter at a time. Here is the road ahead.


It begins at the source. The horse has crossed the West African Sahel since the first millennium BC. Long before it was a sport, it was infrastructure, status, and power. The empires of Mali, Songhai, and Bornu were built on its back, and the horseman became a marker of lineage, leadership, and survival.


That heritage never left. Senegal today holds West Africa's largest horse population, and four breeds still carry the tradition forward: the M'Bayar, the Fleuve, the Foutanké, and the M'Par. This is where Moctar lives and works, and where most of these photographs were made, at the hippodrome and on race day, where the tradition is not a memory but a thing still ridden.


Then the story crosses water. The Barb of North Africa became one of the foundations of the modern Thoroughbred,  the lineage that the racing world would come to celebrate while quietly forgetting where it began. On the American turf, that forgetting went further: enslaved and free African horsemen trained and rode the champions of early American racing. When the first Kentucky Derby was run in 1875, the great majority of the riders were Black. Isaac Burns Murphy retired with a winning record few have ever matched. And then, within a generation, Black riders were pushed out of the sport almost entirely, the last to win the Derby did so in 1902.


This is the arc La Course traces: roots, power, crossing, erasure, and return. It is a race that was theirs before it was taken. And it ends where the exhibition started, in Senegal, where the horse is still bred, still raced, and still praised.


Moctar Ba photographs all of this not as spectacle but as continuity. His black-and-white images hold the movement, the effort, and the quiet authority of horse and rider, and they are the thread we'll follow from now until the doors open.


Follow along. Each week we'll publish a new chapter here and on Instagram, building toward the opening. When the exhibition opens, you'll be able to step inside these worlds at the gallery, with accompanying experiences and a pop-up shop.

All photographs by Moctar Ba.

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FR

Il existe une histoire que l'on raconte volontiers à propos du cheval de course, et elle commence le plus souvent en Angleterre, sur le gazon vert, entre les casaques de soie et le cercle des vainqueurs. Moctar Ba | La Course commence ailleurs,  plus tôt, et plus près de chez nous. Elle suit le cheval à travers l'Afrique et sa Diaspora, et laisse les photographies de Moctar Ba nous porter tout au long du récit.

 

Dans les semaines à venir, à l'approche de l'ouverture, nous parcourrons cette histoire chapitre après chapitre. Voici le chemin qui nous attend.

 

Tout commence à la source. Le cheval traverse le Sahel ouest-africain depuis le premier millénaire avant notre ère. Bien avant d'être un sport, il était infrastructure, statut et pouvoir. Les empires du Mali, du Songhaï et du Bornou se sont bâtis à cheval, et le cavalier est devenu un signe de lignée, d'autorité et de survie.

 

Cet héritage n'a jamais disparu. Le Sénégal abrite aujourd'hui la plus grande population chevaline d'Afrique de l'Ouest, et quatre races portent encore la tradition : le M'Bayar, le Fleuve, le Foutanké et le M'Par. C'est là que Moctar vit et travaille, et là que la plupart de ces photographies ont été prises, à l'hippodrome et les jours de course, où la tradition n'est pas un souvenir mais quelque chose qui se monte encore.

 

Puis l'histoire traverse les eaux. Le Barbe d'Afrique du Nord est devenu l'une des origines du pur-sang moderne, la lignée que le monde des courses allait célébrer tout en oubliant discrètement d'où elle venait. Sur le turf américain, cet oubli est allé plus loin : des cavaliers africains, asservis et libres, ont entraîné et monté les champions des débuts des courses américaines. Lors du premier Kentucky Derby, en 1875, la grande majorité des jockeys étaient noirs. Isaac Burns Murphy s'est retiré avec un palmarès que peu ont égalé. Puis, en l'espace d'une génération, les jockeys noirs ont été écartés du sport presque entièrement — le dernier à remporter le Derby l'a fait en 1902.

 

Voici l'arc que trace La Course : les racines, le pouvoir, la traversée, l'effacement et le retour. Une course qui leur appartenait avant qu'on la leur prenne. Et elle s'achève là où elle a commencé, au Sénégal, où le cheval est toujours élevé, toujours monté et toujours célébré.

 

Moctar Ba photographie tout cela non comme un spectacle, mais comme une continuité. Ses images en noir et blanc retiennent le mouvement, l'effort et l'autorité tranquille du cheval et du cavalier, et elles sont le fil que nous suivrons d'ici à l'ouverture des portes.

 

Suivez le récit. Chaque semaine, nous publierons un nouveau chapitre ici et sur Instagram, à l'approche de l'ouverture. Lorsque l'exposition ouvrira, vous pourrez entrer dans ces univers à la galerie, avec des expériences proposées et une boutique éphémère.

 

Moctar Ba | La Course ouvre le 18 juillet 2026 à la Galerie36, Dakar.

Toutes les photographies sont de Moctar Ba.


 

Sources & References / Sources et références

The horse in the West African Sahel (first millennium BC) and the cavalries of Mali, Songhai, and Bornu / Le cheval dans le Sahel ouest-africain (premier millénaire av. J.-C.) et les cavaleries du Mali, du Songhaï et du Bornou

 

 

Senegal's four horse breeds and West Africa's largest horse population (~400,000, 1996) / Les quatre races chevalines du Sénégal et la plus grande population chevaline d'Afrique de l'Ouest (~400 000, 1996)

 

 

The Barb of North Africa as a foundation sire of the modern Thoroughbred (the Godolphin Barb / Arabian, c. 1724) / Le Barbe d'Afrique du Nord, étalon fondateur du pur-sang moderne (le Barbe Godolphin, v. 1724)

 

 

The first Kentucky Derby (1875): Oliver Lewis, and 13 of 15 riders Black; Black jockeys won 15 of the first 28 Derbies / Le premier Kentucky Derby (1875) : Oliver Lewis, et 13 jockeys noirs sur 15 ; les jockeys noirs ont remporté 15 des 28 premiers Derby

 

 

Isaac Burns Murphy: three Kentucky Derby wins; a record win rate (44% by his own account, 34.5% by official records) / Isaac Burns Murphy : trois victoires au Kentucky Derby ; un taux de victoires record (44 % selon ses propres dires, 34,5 % selon les registres officiels)

 

 

Jimmy Winkfield: back-to-back wins (1901–1902) and the last Black jockey to win the Derby / Jimmy Winkfield : deux victoires consécutives (1901-1902) et dernier jockey noir vainqueur du Derby

 

 

Note: The Senegal horse-population figure (~400,000) is a 1996 reference point and remains the most cited basis for "West Africa's largest." The Godolphin Barb's classification ("Barb" vs. "Arabian") has long been debated; early records label him a Barb owing to his North African provenance. / Le chiffre de la population chevaline sénégalaise (~400 000) date de 1996 et reste la référence la plus citée pour « la plus grande d'Afrique de l'Ouest ». La classification du Barbe Godolphin (« Barbe » ou « Arabe ») fait débat depuis longtemps ; les premiers registres le désignent comme Barbe en raison de son origine nord-africaine.

 

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