Senegal, Still Riding

MOCTAC BA | LA COURSE - CHAPTER 3
July 11, 2026
Senegal, Still Riding

The empires changed; the horse stayed. Nowhere is that clearer than in Senegal, where the tradition is not a memory but a thing still ridden.

Senegal holds the largest horse population of any West African country — roughly 400,000 head by the most cited count — and four breeds still carry the heritage forward. The M'Bayar, a small, hardy horse from the historic region of Baol, is the most numerous. The Fleuve, named for the Senegal River, is the riding horse. The Foutanké, prized for racing, comes from crossing Fleuve stallions with M'Bayar mares. And the M'Par, the smallest of the four, belongs to the old region of Cayor. Together they are a living archive of the country's equestrian life.

This is the world Moctar Ba photographs: the hippodrome, race day, the horse at work and at rest. His images sit inside a long line of representation in which the horseman is a figure of authority — from the terracotta riders of Djenné to the painted record of the turf. The horse has always been a way of saying who holds standing in a society, and who endures.

That continuity is the heart of *La Course*. Before the story crosses the ocean — which it will, next week — it is worth standing here, in Senegal, where the root of it all is still visible on any race day.

Moctar Ba | La Course opens  18 July 2026 at Galerie36, Dakar.

All photographs by Moctar Ba.


FR

Les empires ont changé ; le cheval est resté. Nulle part cela n'est plus évident qu'au Sénégal, où la tradition n'est pas un souvenir mais quelque chose qui se monte encore.

Le Sénégal abrite la plus grande population chevaline d'Afrique de l'Ouest — environ 400 000 têtes selon le décompte le plus cité — et quatre races portent encore cet héritage. Le M'Bayar, petit cheval rustique de la région historique du Baol, est le plus nombreux. Le Fleuve, nommé d'après le fleuve Sénégal, est le cheval de selle. Le Foutanké, prisé pour la course, naît du croisement d'étalons Fleuve et de juments M'Bayar. Et le M'Par, le plus petit des quatre, appartient à l'ancienne région du Cayor. Ensemble, ils forment une archive vivante de la vie équestre du pays.

C'est ce monde que photographie Moctar Ba : l'hippodrome, le jour de course, le cheval au travail et au repos. Ses images s'inscrivent dans une longue lignée de représentation où le cavalier est une figure d'autorité — des cavaliers en terre cuite de Djenné au témoignage peint du turf. Le cheval a toujours été une manière de dire qui détient un rang dans une société, et qui perdure.

Cette continuité est le cœur de *La Course*. Avant que l'histoire ne traverse l'océan — ce qu'elle fera la semaine prochaine — il vaut la peine de s'arrêter ici, au Sénégal, où la racine de tout cela reste visible à chaque jour de course.

Lisez l'histoire jusqu'ici dans Voices, et suivez chaque chapitre à mesure qu'il paraît.

Moctar Ba | La Course ouvre le 18 juillet 2026 à la Galerie36, Dakar.
Toutes les photographies sont de Moctar Ba.


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