The Nardal Sisters: A Legacy at the Heart of Galerie36

Inspired by Nofi Media’s in-depth look at the intellectual legacy of Paulette and Jeanne Nardal.
February 26, 2026
Les sept sœurs Nardal. FONDS LOUIS THOMAS ACHILLE
Les sept sœurs Nardal. FONDS LOUIS THOMAS ACHILLE

(faites défiler pour la version française)

At Galerie36, our mission is rooted in creating bilingual, cross-continental spaces where ideas circulate freely between Francophone and Anglophone worlds. This commitment finds an early and powerful precedent in the work of Paulette and Jeanne Nardal, whose intellectual labor in interwar Paris helped shape the foundations of Négritude, Black internationalism, and Black feminist thought.

 

A recent article on Nofi Media revisits their extraordinary legacy.

 

Born in Martinique and among the first Black women to attend the Sorbonne, the Nardal sisters entered a Parisian cultural landscape that exoticized Blackness while limiting Black intellectual authority. Rather than accept those constraints, they built their own platform. Their home in Clamart became a weekly salon that convened thinkers from Africa, the Caribbean, and the United States, creating one of the earliest sustained bilingual spaces for diasporic exchange.

 

Language was strategy. Paulette Nardal’s fluency in English allowed her to translate Afro-American thought into Francophone contexts and vice versa, forging connections that would prove foundational for emerging writers such as Aimé Césaire and Léopold Sédar Senghor. Through La Revue du Monde Noir and essays like “L’Éveil de la conscience de race chez les étudiants noirs,” she encouraged Black students to assert their cultural histories and develop a shared racial consciousness. Jeanne Nardal’s “Un internationalisme noir” advanced a vision of diasporic solidarity that transcended geography, class, and colonial division.

 

The article also underscores their courage beyond literary circles: resistance work during World War II, advocacy for women’s civic participation in Martinique, and sustained efforts to ensure that Black women were recognized as intellectual architects of their time.

 

For Galerie36, the relevance is clear.

 

Like the Clamart salon, we believe in building rooms where translation is not secondary but central, where Dakar speaks to New York, where African and Afro-Diasporic perspectives meet without hierarchy, and where cultural identity is explored with depth and care. The Nardal sisters understood that movements require convening, intellectual hospitality, and cross-linguistic exchange. That conviction remains core to our work.

 

We encourage you to read the full article on Nofi Media to explore more deeply the life, influence, and enduring legacy of Paulette and Jeanne Nardal.

 



À Galerie36, notre mission est ancrée dans la création d’espaces bilingues et transcontinentaux où les idées circulent librement entre les mondes francophone et anglophone. Cet engagement trouve un précédent précoce et puissant dans le travail de Paulette et Jeanne Nardal, dont l’œuvre intellectuelle dans le Paris de l’entre-deux-guerres a contribué à façonner les fondements de la Négritude, de l’internationalisme noir et de la pensée féministe noire.

 

Un article récent publié par Nofi Media revient sur l’ampleur de leur héritage.

 

Nées en Martinique et parmi les premières femmes noires à fréquenter la Sorbonne, les sœurs Nardal ont évolué dans un paysage culturel parisien qui exotisait la condition noire tout en limitant l’autorité intellectuelle des penseurs noirs. Plutôt que d’accepter ces contraintes, elles ont créé leur propre plateforme. Leur domicile à Clamart est devenu un salon hebdomadaire réunissant des intellectuels d’Afrique, des Caraïbes et des États-Unis, constituant l’un des premiers espaces bilingues durables dédiés aux échanges diasporiques.

 

La langue était une stratégie. La maîtrise de l’anglais par Paulette Nardal lui a permis de traduire la pensée afro-américaine dans des contextes francophones et inversement, tissant des liens qui se révéleraient déterminants pour des figures émergentes telles qu’Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor. À travers La Revue du Monde Noir et des essais comme « L’Éveil de la conscience de race chez les étudiants noirs », elle encourageait les étudiants noirs à affirmer leurs histoires culturelles et à développer une conscience raciale partagée. De son côté, « Un internationalisme noir » de Jeanne Nardal proposait une vision de solidarité diasporique dépassant les frontières géographiques, les classes sociales et les divisions coloniales.

 

L’article souligne également leur courage au-delà des cercles littéraires : engagement dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, plaidoyer pour la participation civique des femmes en Martinique, et efforts constants pour que les femmes noires soient reconnues comme des architectes intellectuelles de leur époque.

 

Pour Galerie36, la résonance est évidente.

 

À l’image du salon de Clamart, nous croyons à la construction d’espaces où la traduction n’est pas secondaire mais centrale, où Dakar dialogue avec New York, où les perspectives africaines et afro-diasporiques se rencontrent sans hiérarchie, et où l’identité culturelle est explorée avec profondeur et exigence. Les sœurs Nardal avaient compris que les mouvements naissent du rassemblement, de l’hospitalité intellectuelle et des échanges entre langues. Cette conviction demeure au cœur de notre travail.

 

Nous vous invitons à lire l’article complet sur Nofi Media pour découvrir plus en profondeur la vie, l’influence et l’héritage durable de Paulette et Jeanne Nardal.

 

About the author

Ayofemi Kirby

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